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L’OR N’EST PAS EN HAUSSE,
C’EST LA MONNAIE DE PAPIER QUI EST EN BAISSE

December 7th, 2009 by admin


L’OR N’EST PAS EN HAUSSE,
C’EST LA MONNAIE DE PAPIER QUI EST EN BAISSE

Egon von Greyerz – Matterhorn Asset Management

Ce mois-ci, nous allons discuter de l’illusion que l’or est à la hausse. Nous allons examiner le destin du dollar et pourquoi il va atteindre sa valeur intrinsèque de zéro. Nous allons aussi démontrer pourquoi l’impression de la monnaie va s’accélérer rapidement au cours des 12 à 24 prochains mois.

Le papier-monnaie s’effondre par rapport à l’or
Le problème du papier-monnaie est que les gouvernements peuvent en créer des montants illimités. C’est ce qu’ils ont fait à travers l’histoire et surtout au cours des 100 dernières années et qui a conduit à la destruction totale de la plupart des devises. La plupart des gens ne comprennent même pas que leur gouvernement rend leur argent sans valeur. L’impression de la monnaie leur donne l’illusion d’être plus riches tandis qu’ils n’ont que des bouts de papier portant plus de zéros. Mais il y a une monnaie que les gouvernements ne peuvent pas imprimer : c’est d’or. L’or a été de la monnaie réelle pendant près de 5.000 ans et il est la seule monnaie qui a survécu à travers l’histoire. L’or ne peut être imprimé et aucun gouvernement ne le contrôle. L’or révèle donc toujours avec le temps les actions frauduleuses des gouvernements pour la création de l’argent volatile. Et c’est ce que nous vivons actuellement. L’or n’est pas en hausse. L’or fait plutôt ce qu’il a toujours fait, à savoir : maintenir sa valeur et son pouvoir d’achat.

Ce que nous voyons actuellement est l’anéantissement total du papier-monnaie que ce soit en dollars, en livres sterling ou en euros, etc. Le tableau ci-dessous montre la valeur du dollar américain par rapport à l’or. Au cours des 10 dernières années, le dollar a chuté de 79% par rapport à l’or. La plupart des devises ont chuté dans des proportions similaires. Il est donc illusoire de croire que l’or monte alors que c’est la valeur du papier-monnaie qui baisse. L’or ne fait que refléter l’impression virtuellement illimitée du papier-monnaie. Puisque l’or ne peut pas être imprimé, il est la seule monnaie honnête qui existe. C’est pourquoi de nombreux gouvernements n’aiment pas que l’or augmente en valeur contre leur monnaie de papier car il expose leur totale incompétence dans la gestion de l’économie de leur pays.

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Le tableau ci-dessus montre comment le pouvoir d’achat du dollar a diminué en monnaie réelle – l’or – au cours des 10 dernières années. Et si nous prenons les années 1909 à 2009, il montre la destruction totale du papier-monnaie. En 1909, 1000 $ achetaient 50 onces d’or. Aujourd’hui, ce montant achète à peine 0,83 oz. Cela signifie que, au cours des 100 dernières années, le dollar a baissé de 98,3% par rapport à l’or. Donc, en termes de monnaie réelle, le dollar ne vaut désormais que 1,7% de ce qu’il valait il y a un siècle. Ainsi, le gouvernement des États-Unis (ainsi que la plupart des autres gouvernements) a totalement détruit la valeur de la monnaie réelle par l’émission d’une quantité illimitée de papier-monnaie et dans les années à venir, il anéantira également les 1,7% restants de la valeur, pour ramener le papier dollar à sa valeur intrinsèque de zéro. Le tableau ci-dessous reflète la chute de diverses devises par rapport au dollar de 1900 à 2004.

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Parler de l’expansion excessive de l’or à ces niveaux est, à notre avis, un non-sens absolu. Comme nous le verrons plus tard, l’impression de la monnaie ne peut que s’accélérer dans les mois et années à venir. Et quand des bouts de papier sans valeur sont imprimés, l’or révèlera toujours une telle fraude, en maintenant sa valeur par rapport à l’offre toujours croissante de papier appelé « monnaie ».

La tendance réelle de l’or reste encore à venir
À notre avis, nous n’avons pas encore vu la tendance réelle de l’or, bien que nous sommes passés de 250 $ à 1226 $. Les raisons sont nombreuses:

L’impression de la monnaie s’accélérera à mesure que les déficits des gouvernements augmentent et que les problèmes dans le système financier réapparaissent.
Il y a un risque élevé de défaillance des grandes institutions financières ou des États souverains, avec des conséquences imprévisibles sur l’économie mondiale.
La multiplication par quatre de l’augmentation de l’or depuis 1999 a eu lieu sans la participation de la plupart des investisseurs. Cela a jusqu’ici été un marché furtif. Mais cela va bientôt changer et il est possible d’observer qu’une grande « ruée vers l’or » dans les deux prochaines années.
Le gestionnaire de fonds moyen, le gestionnaire de caisse de retraite, le gestionnaire d’actifs ou l’investisseur individuel n’ont pratiquement pas d’exposition à l’or aujourd’hui, mais dans les deux prochaines années, ils investiront tous dans l’or.
Le marché de l’or va bientôt devenir essentiellement un marché physique, parce que personne ne fera confiance à l’or papier ou à l’or quasi physique comme l’or Comex, l’or des FINB ou l’or non alloué. Le marché ne fera pas non plus confiance aux gouvernements dont bon nombre pourraient avoir prêté la plupart de leur or. Le dernier audit de l’or à Fort Knox remonte à 1953 !
La production de l’or est en baisse chaque année et n’est actuellement que de 90 milliards $ par an. Il n’y aura pas suffisamment d’or physique aux prix courants pour satisfaire la demande croissante.
Il n’y a que 900 $ milliards de dollars d’or physique, détenu en privé à des fins d’investissement. C’est presque 0,7% des actifs financiers du monde. Un simple doublement de l’allocation à l’or, qui est probable, entrainerait la flambée des prix de l’or. Voir tableau ci-dessous.
Les banques centrales sont maintenant des acheteurs nets de l’or. De nombreux pays qui sont sous-pondérés en or comme la Chine, l’Inde, la Russie, le Japon, Singapour, le Brésil, la Corée et plusieurs autres sont de gros acheteurs d’or. Cela signifie que l’or sera souscrit par plusieurs pays souverains pour de nombreuses années à venir. Les banques centrales ne sont pas des investisseurs capricieux et une décision politique visant à augmenter leurs réserves d’or ne devrait pas changer pendant une très longue période.
Bien qu’il soit difficile à prédire, le risque géopolitique dans les prochaines années sera considérable. Le Pakistan, l’Iran, l’Afghanistan, Al-Qaïda, le Moyen-Orient, Israël, les actes de terrorisme dans l’Ouest etc. La liste précédente est potentiellement explosive et la probabilité que quelque chose arrive dans l’une de ces zones est très élevée. Cela aurait un effet majeur sur le prix de l’or.

L’or a dépassé la plupart des marchés boursiers
Dans les dix dernières années, le Dow Jones a reculé de 80% par rapport à l’or. Le graphique ci-dessous montre l’or exprimé en devises locales par rapport au Nikkei, Dax, FTSE et S&P au cours des 10 dernières années (novembre 1999-novembre 2009). Par exemple, l’or exprimé en yen s’est apprécié de 233% tandis que le Nikkei a chuté de 46%. Le graphique montre la performance de la plupart des marchés boursiers exprimée en «monnaie réelle», c’est-à-dire l’or.

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Le marché des métaux précieux est minuscule
Le graphique ci-dessous montre la modestie des marchés et industries de l’or et de l’argent par rapport aux grandes entreprises américaines et au total des actifs financiers mondiaux. La capitalisation boursière de l’industrie de l’argent n’est que de 9 milliards $ et celle de l’industrie de l’or est de 200 milliards $ tandis que Microsoft est évaluée à 250 milliards $ et Exxon à 350 milliards $.

Les industries de l’argent et de l’or ainsi que les marchés physiques sont si petits que toute augmentation de la demande est susceptible d’entrainer une hausse nette des prix.

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Facilitation quantitative
Les gouvernements et surtout les États-Unis laissent entendre que l’impression de la monnaie cessera bientôt. Cette déclaration est aussi crédible que leur déclaration sur « une politique du dollar fort ». Soyons très clairs : il n’y a aucune chance qu’ils veuillent réellement un dollar plus fort ou que le dollar puisse remonter. Il y a même moins de chance que l’impression de la monnaie ou la facilitation quantitative soit abandonnée. Nous aurons plutôt ce que nous appelons l’augmentation quantitative (QI). La Fed fera, au cours des deux prochaines années, ce que Helicopter Bernanke a toujours promis, à savoir : imprimer une quantité illimitée de papier sans valeur qui fera aboutir l’évolution du dollar vers sa valeur intrinsèque de zéro. Cela détruira totalement l’économie américaine, créant ainsi un climat politique et social inquiétant.

Les raisons de l’accélération de l’impression de monnaie sont multiples :

1. L’augmentation du chômage

Le chômage aux États-Unis ajusté à court et à long termes décourageant les travailleurs est maintenant de 22% comme indiqué dans le tableau ci-dessous. C’est un désastre absolu, qui aura des conséquences très graves pour l’économie américaine. Et il est probable que la situation empire. Au cours de la dépression des années 1930, le chômage non agricole a atteint 35%. Étant donné que les problèmes réels de l’économie n’ont pas commencé, nous prévoyons que le chômage aux États-Unis atteigne au moins 35% au cours des 2 à 3 prochaines années et peut-être beaucoup plus. Avec plus de 30 millions de chômeurs, cela mettra des pressions énormes sur l’économie américaine avec une réduction importante de son PIB et des recettes fiscales et une augmentation importante des prestations sociales. Un pays déjà en faillite aujourd’hui a peu de chance de faire face à cette charge supplémentaire. Actuellement, 36 millions d’Américains reçoivent des coupons alimentaires, soit une augmentation de près de 3 millions au cours des 6 derniers mois.

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2. Le système financier reste encore très vulnérable

Les 12 trillions $ que le gouvernement américain a injecté pour conjurer une implosion du système financier et de l’économie n’ont bénéficié qu’au secteur financier. Les banques qui ont reçu ces fonds ne les ont pas prêtés à l’économie réelle.

Elles n’ont fait que soutenir leur bilan et verser des primes records. Mais même avec cette injection massive de fonds dans le système bancaire, la quasi-totalité des banques sont encore en faillite si leurs actifs sont évalués à la valeur du marché :

Avec la bénédiction du gouvernement, les banques ont été autorisées à évaluer leurs actifs toxiques en fonction de montants totalement faux. Au lieu d’évaluer ces actifs à leur valeur de marché, ils peuvent être évalués à leur valeur de maturité prévue, que les banques supposent évidemment de 100%. C’est juste une autre collusion frauduleuse entre le gouvernement et les banques.
Les prêts hypothécaires se dégradent à un rythme rapide. En octobre 2009, 330 000 propriétés supplémentaires sont entrées en forclusion. Il y a 7 millions de foyers américains en attente d’être saisis. Les redéfinitions des taux d’intérêt sur hypothèques Option ARM et ALT A en 2011-12 entraineront une augmentation massive des saisies et des pertes de prêteur hypothécaire.
Les valeurs des propriétés commerciales sont en déclin rapide et les taux d’inoccupation et les défaillances sont en forte hausse. Les valeurs ont chuté de 35 à 50% mais les banques sont loin de reconnaître la réduction complète des valeurs. Pour les petites banques, qui représentent 90% de toutes les banques des États-Unis, 74% des prêts sont dans l’immobilier commercial. Il y a 1,4 trillion de dollars à refinancer au cours des quatre prochaines années dont la majorité est constituée de propriétés de capitaux propres négatifs ou nuls. Il sera pratiquement impossible de refinancer ce montant.
Davantage de produits dérivés sont émis par les banques. Les quatre plus grandes banques des États-Unis ont maintenant 200 trillions $ en circulation. Un grand pourcentage de ce montant pourrait ne pas être vendu à n’importe quelle valeur de marché proche.
Plus de 130 banques américaines ont failli jusqu’ici en 2009. Les valeurs réalisées lorsque les actifs sont vendus sont considérablement inférieures aux valeurs indiquées, au mépris des règles d’évaluation en cours. Ne pas évaluer à la valeur du marché est un crime et un mépris de tous les principes de bonne gestion comptable. Mais cela s’est bien sûr fait avec la bénédiction totale du gouvernement, puisque, si les actifs ont été évalués au prix du marché, il n’y aurait pas de système bancaire.
3. Les déficits publics vont augmenter

L’augmentation du chômage et les problèmes persistants dans le système financier sont deux des principaux facteurs déterminants qui feront monter en flèche les déficits publics. Mais il existe de nombreux autres problèmes qui nécessitent l’accélération de l’impression de la monnaie :

Les recettes fiscales sont en baisse rapide
De nombreux États aux États-Unis sont déjà en faillite et la plupart des autres suivront.
Les primes à la casse et les crédits d’impôt aux acheteurs de nouveaux logements ne sont que deux des nombreux régimes que le gouvernement lancera pour soutenir les industries en difficulté.
Les déficits des caisses de retraite vont augmenter rapidement et le gouvernement devra subventionner les retraités.
Les compagnies d’assurance et le gouvernement doivent intervenir.
La liste des domaines qui auront besoin du soutien du gouvernement est sans fin et le gouvernement américain va inévitablement imprimer la monnaie pour « sauver » l’économie.

Taux d’intérêt de zéro pour cent et impression de monnaie illimitée = folie
Fixer artificiellement les taux d’intérêt à zéro et imprimer tout l’argent nécessaire vont à l’encontre de tout principe de monnaie saine et d’économie saine. Les intérêts doivent être fixés par le marché afin de ne pas interférer avec la loi de l’offre et de la demande. Et l’impression de la monnaie doit être totalement illégale. Alors, pourquoi est-elle entreprise ? Pour que les gouvernements restent au pouvoir et que les banquiers prospèrent ! Personne d’autre ne prospère. Les gens normaux sont roulés en prenant d’énormes dettes qu’ils ne seront jamais en mesure de rembourser. Et la valeur de leur monnaie de papier est totalement détruite comme nous l’avons démontré ci-dessus.

Nous avons au cours des dernières années précisé à nos investisseurs et lecteurs qu’il y aura de très graves conséquences résultant des actions gouvernementales :

Le déficit public montera en flèche. Les emprunts à court terme de 12 trillion de dollars sont susceptibles d’augmenter à plus de 30 trillion de dollars comme nous l’avons discuté dans les rapports précédents. Les taux d’intérêt pourraient alors monter à 20% ou plus et le gouvernement américain n’aurait absolument aucune possibilité de financer l’intérêt sur cette dette.
Le dollar va s’effondrer. Cela tient seulement au fait que le dollar est la monnaie de réserve du monde que les États-Unis ont pu duper pour accepter sa monnaie sans valeur et financer ses énormes dettes. Mais cela ne durera pas plus longtemps.
Il y aura une hyperinflation. Une implosion déflationniste du crédit et des actifs financés par une bulle du crédit est la condition nécessaire et préalable à l’hyperinflation. Afin de contrecarrer ces facteurs déflationnistes, le gouvernement imprimera des montants illimités. C’est la chute de la devise qui provoque l’hyperinflation et les États-Unis ne feront pas exception. La chute du dollar entraînera une dépression hyperinflationniste aux États-Unis.
Il y aura d’importantes conséquences sociales et politiques. Les ravages économiques causés par la mauvaise gestion de l’économie vont non seulement créer la pauvreté et la famine, mais aussi des troubles sociaux. Il y aura des changements majeurs dans le système politique et le leadership.
Protection
Ce rapport a surtout discuté des États-Unis depuis puisque ce qui s’y est passé a eu des conséquences importantes pour le reste du monde. Mais ce qui est susceptible de se produire aux États-Unis est tout aussi susceptible d’avoir lieu au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays.

De nombreux investisseurs estiment maintenant que le pire est passé avec la reprise des marchés boursiers. Dans notre bulletin d’information de janvier 2009, nous avons prévu que les marchés boursiers pourraient avoir une récupération de 50%. Cette reprise que nous avons maintenant est principalement alimentée par l’injection massive de liquidités par le gouvernement et les économies de coûts dans les entreprises. À notre avis, la tendance baissière pourrait reprendre à tout moment.

Notre but n’est pas d’effrayer les investisseurs ou de se montrer sensationnels dans nos points de vue et rapports. Notre but est d’avertir les investisseurs des dangers majeurs qui rendent la protection des biens absolument vitale pour la survie financière dans les prochaines années.

« IL N’EXISTE AUCUN MOYEN D’ÉVITER L’EFFONDREMENT FINAL D’UN BOOM PROVOQUÉ PAR L’EXPANSION DU CRÉDIT. L’ALTERNATIVE EST DE SAVOIR SEULEMENT SI LA CRISE DOIT VENIR PLUS TÔT A LA SUITE D’UN ABANDON VOLONTAIRE DE L’EXPANSION DU CRÉDIT SUPPLÉMENTAIRE OU PLUS TARD SOUS FORME DE CATASTROPHE FINALE ET TOTALE DU SYSTÈME MONÉTAIRE EN CAUSE. »

7th December

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